STUP.MEDIA ?
Nous sommes un collectif de journalistes souhaitant assurer l’accès à une information gratuite, sans publicité ni placement de produits.
La direction collective
Le média est dirigé par l’ensemble des rédacteur·ices et du directeur de publication. La direction collective est responsable de toutes les affaires courantes du média, conformément à ses engagements et à nos chartes.

Vincent Manilève
Rédacteur
Journaliste spécialisé dans la culture web et les médias

Arnaud Gantier
Rédacteur
Journaliste spécialisé sur les questions économiques

Léa Bello
Rédactrice
Journaliste spécialisée sur les questions écologiques

Spline LND
Rédacteur
Journaliste spécialisé sur les questions de désinformations et de manipulation

Valentin Levetti
Directeur des publications
Journaliste reporter d’images
Autres membres du collectif

Rodolphe Meyer
Journaliste
Auteur de la chaine Youtube « Le Réveilleur »

Mathieu Burgalassi
Journaliste
Journaliste politique spécialisé sur les questions sécuritaires et les mouvements nationalistes

Marino
Animatrice / Monteuse
Monteuse & Animatrice sur la chaine twitch de Stupid Economics

Gilles Mitteau
Journaliste
Auteur de la chaine Youtube « Heu?reka »
La direction collective
Le média est dirigé par l’ensemble des rédacteur·ices et du directeur de publication. La direction collective est responsable de toutes les affaires courantes du média, conformément à ses engagements et à nos chartes.

Léa B.
Rédactrice
Journaliste spécialisée sur les questions écologiques

Vincent M.
Rédacteur
Journaliste spécialisé dans la culture web et les médias

Arnaud G.
Rédacteur
Journaliste spécialisé sur les questions économiques

Spline LND
Rédacteur
Journaliste spécialisé sur les questions de désinformations

Valentin L.
Directeur des publications
Journaliste reporter d’images
Autres membres du collectif

Rodolphe M.
Journaliste
Auteur de la chaine Youtube « Le Réveilleur »

Gilles M.
Journaliste
Auteur de la chaine Youtube « Heu?reka »

Marino
Animatrice / Monteuse
Monteuse & Animatrice sur la chaine twitch de StupidEco

Mathieu B.
Journaliste
Journaliste politique spécialisé sur les questions sécuritaires.
Journalistes
NOTRE CONSTAT
L’accès à l’information menacée
Entre les exigences algorithmiques des plateformes et la confusion entre journalisme et communication, il est difficile de trouver une information fiable, sourcée et dénuée de conflit d’intérêt sur les plateformes web. Cette situation précaire expose les journalistes à une précarité économique et compromettant toujours davantage l’accès du public à une information d’intérêt général.
Se regrouper pour exister
Nous croyons en une solution collective pour permettre l’accès à un travail d’information rigoureux, mais aussi pour lutter contre l’isolement des journalistes travaillant sur les plateformes. Stup.media développe une structure solide et pérenne, qui accompagne les journalistes et leur permet de produire du contenu d’intérêt général sans compromission.
NOTRE FONCTIONNEMENT
Nos engagements
Si chacun·e a la maîtrise de sa ligne éditoriale au quotidien, les journalistes s’engagent à respecter des textes et des valeurs qui garantissent la cohérence éditoriale de nos publications. Nous nous engageons autour d’une charte forte, signée par tout·e·s nos journalistes, prônant la transparence, l’indépendance, la conscience des enjeux sociaux, sociétaux et écologiques, et l’engagement dans la lutte contre les discriminations et la diffusion de fausses informations.
Nos productions
Nous accompagnons les productions indépendantes de nos journalistes et ce, quel que soit leurs médiums. Grâce à cette diversité de voix et d’expertises, nous proposons un projet éditorial évolutif et généraliste, qui permet un suivi de l’actualité politique et économique dans toute sa complexité à travers des articles, des vidéos, des émission en direct, et désormais une newsletter.
Nos financements
Pour conserver notre indépendance, notre modèle économique repose sur le financement participatif et en refusant tout financement par des annonceurs. En contrepartie, nos comptes sont publics et disponibles sur notre page financement. Cette transparence constitue le fondement de notre média et le prérequis nécessaire et garant de la confiance de nos audiences.
Être présent là où se trouve le public
De l’invention de l’imprimerie à la télévision, le journalisme a toujours dû se defendre face aux détournements de son médium par des intérêts privés. Les plateformes web, n’échappent pas à ce tte règle. Notre initiative s’inscrit dans ce combat pour le de droit à l’information en proposant un écosystème adapté à la production de contenus journalistiques sur les plateformes web, car au-delà des obstacles économiques et algorithmiques il est essentiel de produire de l’information indépendante partout où se trouve le public.
Éduquer aux médias et accompagner l’émergence
Parce que la compréhension des enjeux du journalisme est au centre de notre modèle économique, nous souhaitons concourir à l’éducation au média et à développer l’esprit critique de nos audiences. De même, nous souhaitons accompagner les initiatives journalistiques en leur permettant d’accéder à des ressources et un accompagnement à travers notre structure.
Participer à la pluralité de l’offre informationnelle
Notre initiative s’inscrit dans le contexte de concentration des médias, et d’une diminution sans précèdent de la pluralité journalistique. Cette situation menace nos démocraties et l’intérêt général. Stup.media espère modestement participer à un renouveau de l’espace médiatique et revendique un projet éditorial clair et fondé sur des principes journalistiques fondamentaux.
NOTRE STRUCTURE
Protection juridique
Les journalistes indépendants sans rédaction peuvent être facilement intimidés par des actions juridiques. Stup.media offre un accompagnement juridique et agit en tant que responsable légal du contenu publié. Ainsi, en cas de problèmes juridiques tels que des réclamations ou des diffamations, c’est la société de presse qui est concernée, et non le/la journaliste.
Rédaction dématérialisée
Notre collectif n’est pas centralisé géographiquement, ce qui nous a conduit à développer de nouveaux outils pour mettre en place une structure de rédaction et de production à distance. Des équipements au développement d’infrastructures informatiques, nous créons tous les outils nécessaires pour que nos technicien.ne.s et nos journalistes puissent travailler dans de bonnes conditions.
Gestion sociale et administrative
Nous avons passé plusieurs années à concevoir un fonctionnement administratif répondant aux besoins sociaux et comptables de nos journalistes, permettant l’embauche de salarié·e·s en poste ou pigistes, ainsi que des intermittents du spectacle dans de bonnes conditions et en respectant les conventions collectives.
NOTRE HISTOIRE
2015 : CRÉATION STUPID ECONOMICS
En 2015, Arnaud Gantier et Valentin Levetti créent la chaîne youtube «Stupid Economics», dédiée au journalisme économique, fondée sur un financement participatif.
2019 : CRÉATION DE STUP.
Après 4 ans de développement, la société de production Stup.SAS est créée pour soutenir l’activité de Stupid Economics. Cette société de production va alors rapidement accompagner d’autres créateur.ice.s web dans le développement de leurs projets journalistiques.
2020 : CRÉATION DE STUP.MEDIA
STUP.MEDIA
Le collectif de journalistes est créé ainsi que le site web Stupmedia.com
2021 : OBTENTION DU STATUT DE SERVICE DE PRESSE
Le site web Stupmedia.com obtient par la suite le statut de S.P.E.L (Service de Presse En Ligne) par la CPPAP (Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse).
2024 : LANCEMENT PUBLIC DE STUP.MEDIA
Après quatre ans de construction et de consolidation de la proposition éditoriale, la nouvelle version de stupmedia.com « Stup.Media » est publiquement lancée en septembre 2024.
NOS CHARTES
Les dix devoirs de la charte
- Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
- Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
- Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
- Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.
- S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
- Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
- Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.
- S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
- Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.
- Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
Les cinq droits de la charte
- En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.
- Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
- Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
- Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
- L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste.
La Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ a été adoptée lors du 30e congrès mondial de la FIJ à Tunis, le 12 juin 2019. Elle complète le Code de principes de la FIJ sur la conduite des journalistes (1954), dit «Déclaration de Bordeaux».
La Charte repose sur des textes majeurs du droit international, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle contient un Préambule et 16 articles et précise les droits et les devoirs des journalistes en termes d’éthique.
Préambule
Le droit de chacun.e à avoir accès aux informations et aux idées, rappelé dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits Humains, fonde la mission du journaliste. La responsabilité du/de la journaliste vis-à-vis du public prime sur toute autre responsabilité, notamment à l’égard de ses employeurs et des pouvoirs publics. Le journalisme est une profession, dont l’exercice demande du temps et des moyens et suppose une sécurité morale et matérielle, indispensables à son indépendance. La présente déclaration internationale précise les lignes de conduite des journalistes dans la recherche, la mise en forme, la transmission, la diffusion et le commentaire des nouvelles et de l’information, et dans la description des événements, sur quelque support que ce soit.
1. Respecter les faits et le droit que le public a de les connaître constitue le devoir primordial d’un.e journaliste.
2. Conformément à ce devoir le/la journaliste défendra, en tout temps, les principes de liberté dans la collecte et la publication honnêtes des informations, ainsi que le droit à un commentaire et à une critique équitables. Il/elle veillera à distinguer clairement l’information du commentaire et de la critique.
3. Le/la journaliste ne rapportera que des faits dont il/elle connaît l’origine, ne supprimera pas d’informations essentielles et ne falsifiera pas de documents. Il/elle sera prudent dans l’utilisation des propos et documents publiés sur les médias sociaux.
4. Le/la journaliste n’utilisera pas de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des images, des documents et des données. Il/elle fera toujours état de sa qualité de journaliste et s’interdira de recourir à des enregistrements cachés d’images et de sons, sauf si le recueil d’informations d’intérêt général s’avère manifestement impossible pour lui/elle en pareil cas. Il/elle revendiquera le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits d’intérêt public.
5. La notion d’urgence ou d’immédiateté dans la diffusion de l’information ne prévaudra pas sur la vérification des faits, des sources et/ou l’offre de réplique aux personnes mises en cause.
6. Le/la journaliste s’efforcera par tous les moyens de rectifier de manière rapide, explicite, complète et visible toute erreur ou information publiée qui s’avère inexacte.
7. Le/la journaliste gardera le secret professionnel concernant la source des informations obtenues confidentiellement.
8. Le/la journaliste respectera la vie privée des personnes. Il/elle respectera la dignité des personnes citées et/ou représentées et informera les personnes interrogées que leurs propos et documents sont destinés à être publiés. Il/elle fera preuve d’une attention particulière à l’égard des personnes interrogées vulnérables.
9. Le/la journaliste veillera à ce que la diffusion d’une information ou d’une opinion ne contribue pas à nourrir la haine ou les préjugés et fera son possible pour éviter de faciliter la propagation de discriminations fondées sur l’origine géographique, raciale, sociale ou ethnique, le genre, les mœurs sexuelles, la langue, le handicap, la religion et les opinions politiques.
10. Le/la journaliste considérera comme fautes professionnelles graves le plagiat, la distorsion des faits, la calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations sans fondement.
11. Le/la journaliste s’interdira de se comporter en auxiliaire de police ou d’autres services de sécurité. Il/elle ne sera tenu de remettre à ces services que des éléments d’information rendus publics dans un média.
12. Le/la journaliste fera preuve de confraternité et de solidarité à l’égard de ses consoeurs et de ses confrères, sans renoncer pour la cause à sa liberté d’investigation, d’information, de critique, de commentaire, de satire et de choix éditorial.
13. Le/la journaliste n’usera pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée, et s’interdira de recevoir un quelconque avantage en raison de la diffusion ou de la non-diffusion d’une information. Il/elle évitera – ou mettra fin à – toute situation pouvant le conduire à un conflit d’intérêts dans l’exercice de son métier. Il/elle évitera toute confusion entre son activité et celle de publicitaire ou de propagandiste. Il/elle s’interdira toute forme de délit d’initié et de manipulation des marchés.
14. Le/la journaliste ne prendra à l’égard d’aucun interlocuteur un engagement susceptible de mettre son indépendance en danger. Il/elle respectera toutefois les modalités de diffusion qu’il/elle a acceptées librement, comme «l’off », l’anonymat, ou l’embargo, pourvu que ces engagements soient clairs et incontestables.
15. Tout-e journaliste digne de ce nom se fait un devoir d’observer strictement les principes énoncés ci-dessus. Il/elle ne pourra être contraint-e à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction et/ou sa conscience professionnelle.
16. Reconnaissant le droit connu de chaque pays, le/la journaliste n’acceptera, en matière d’honneur professionnel, que la juridiction d’instances d’autorégulation indépendantes, ouvertes au public, à l’exclusion de toute intrusion gouvernementale ou autre.
Nous, journalistes et professionnel·le·s des médias, sommes conscient-e-s du rôle que les médias peuvent jouer contre les discriminations. C’est pourquoi nous ratifions la charte d’éthique “Les médias contre les LGBTIphobies” initiée par l’Association des journalistes LGBTI (lesbiennes, gays, bis, trans et intersexes) et consacrée à la couverture juste et respectueuse des thématiques LGBTI. Dans la droite lignée de la charte d’éthique professionnelle des journalistes adoptée en 1918 (amendée en 1938 et 2011), l’objectif est de garantir le droit de l’ensemble du public (LGBTI compris) à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste. L’AJL invite également les signataires de cette charte à consulter son kit “Informer sans discriminer”, à l’usage des journalistes.
Les rédactions signataires de cette charte en cinq principes s’engagent à :
1) Traiter équitablement les lesbiennes, les gays, les bis et les personnes trans et intersexes
C’est-à-dire, notamment :
- Faire témoigner des personnes LGBTI dans le cadre de sujets généralistes : société, économie, sports…
- S’autoriser à mentionner l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne si celle-ci en a fait état, être LGBTI n’est pas un secret honteux.
- Aborder de la même manière la vie sentimentale et familiale des personnes LGBTI et hétérosexuelles, ni plus ni moins.
2) Garantir un traitement juste et respectueux des personnes trans
C’est-à-dire, notamment :
- Veiller à respecter le genre social des personnes trans (et non s’en tenir au genre légal), notamment dans l’utilisation des pronoms personnels.
- Ne pas réduire la transidentité aux opérations chirurgicales de réassignation sexuelle.
- Eviter les clichés, les blagues de mauvais goût et le sensationnalisme qui occultent la question des discriminations vécues par les personnes trans.
3) Rendre compte de la diversité des communautés LGBTI
C’est-à-dire, notamment:
- Donner la parole aux lesbiennes.
- Varier les sujets d’enquête et de reportage.
- Représenter dans les images la diversité des genres, des âges ou des origines des personnes LGBTI.
4) Respecter l’ensemble du public
C’est-à-dire, notamment :
- Tenir compte de la diversité de son lectorat/audience
- Ne pas présumer que les personnes interviewées sont hétérosexuelles
- Prendre en considération les remarques des associations LGBTI si elles estiment un contenu problématique.
5) Assurer l’égalité entre tou·te·s les collaborateur·rice·s au sein de la rédaction
C’est-à-dire, notamment:
Mettre en œuvre des actions destinées à prévenir et sanctionner les discriminations envers les collaborateur·rice·s LGBTI.
Permettre aux confrères et consœurs LGBTI d’exprimer, si ils ou elles le souhaitent, leur orientation sexuelle.
Ne pas empêcher les journalistes ouvertement homosexuel·le·s, bis, trans ou intersexes de traiter les questions LGBTI, mais ne pas les y cantonner non plus.
Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique
Le consensus scientifique est clair : la crise climatique et le déclin rapide de la biodiversité sont en cours, et les activités humaines en sont à l’origine. Les impacts sur les écosystèmes et les sociétés humaines sont généralisés et, pour certains, irréversibles. Les limites planétaires sont dépassées l’une après l’autre, et près de la moitié de l’humanité vit déjà en situation de forte vulnérabilité.
Dans son sixième rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) insiste sur le rôle crucial des médias pour « cadrer et transmettre les informations sur le changement climatique ». Il appartient à l’ensemble des journalistes d’être à la hauteur du défi que représente l’emballement du climat pour les générations actuelles et à venir. Face à l’urgence absolue de la situation, nous, journalistes, devons modifier notre façon de travailler pour intégrer pleinement cet enjeu dans le traitement de l’information.
Tel est l’objet de la présente charte. Nous invitons donc la profession à :
Cultiver la coopération. Participer à un écosystème médiatique solidaire et défendre ensemble une pratique journalistique soucieuse de préserver de bonnes conditions de vie sur Terre.
Traiter le climat, le vivant et la justice sociale de manière transversale. Ces sujets sont indissociables. L’écologie ne doit plus être cantonnée à une simple rubrique ; elle doit devenir un prisme au travers duquel considérer l’ensemble des sujets.
Faire œuvre de pédagogie. Les données scientifiques relatives aux questions écologiques sont souvent complexes. Il est nécessaire d’expliquer les ordres de grandeur et les échelles de temps, d’identifier les liens de cause à effet, et de donner des éléments de comparaison.
S’interroger sur le lexique et les images utilisées. Il est crucial de bien choisir les mots afin de décrire les faits avec précision et rendre compte de l’urgence. Éviter les images éculées et les expressions faciles qui déforment et minimisent la gravité de la situation
Élargir le traitement des enjeux. Ne pas renvoyer uniquement les personnes à leur responsabilité individuelle, car l’essentiel des bouleversements est produit à un niveau systémique et appelle des réponses politiques.
Enquêter sur les origines des bouleversements en cours. Questionner le modèle de croissance et ses acteurs économiques, financiers et politiques, et leur rôle décisif dans la crise écologique. Rappeler que les considérations de court terme peuvent être contraires aux intérêts de l’humanité et de la nature.
Assurer la transparence. La défiance à l’égard des médias et la propagation de fausses informations qui relativisent les faits, nous obligent à identifier avec précaution les informations et les experts cités, à faire apparaître clairement les sources et à révéler les potentiels conflits d’intérêts.
Révéler les stratégies produites pour semer le doute dans l’esprit du public. Certains intérêts économiques et politiques œuvrent activement à la construction de propos qui trompent la compréhension des sujets et retardent l’action nécessaire pour affronter les bouleversements en cours.
Informer sur les réponses à la crise. Enquêter avec rigueur sur les manières d’agir face aux enjeux du climat et du vivant, quelle que soit leur échelle d’application. Questionner les solutions qui nous sont présentées.
Se former en continu. Pour avoir une vision globale des bouleversements en cours et de ce qu’ils impliquent pour nos sociétés, les journalistes doivent pouvoir se former tout au long de leur carrière. Ce droit est essentiel pour la qualité du traitement de l’information : chacun•e peut exiger de son employeur d’être formé•e aux enjeux écologiques.
S’opposer aux financements issus des activités les plus polluantes. Afin d’assurer la cohérence du traitement éditorial des enjeux du climat et du vivant, les journalistes ont le droit d’exprimer sans crainte leur désaccord vis-à-vis des financements, publicités et partenariats média liés à des activités qu’ils jugent nocives.
Consolider l’indépendance des rédactions. Pour garantir une information libre de toute pression, il est important d’assurer leur autonomie éditoriale par rapport aux propriétaires de leur média.
Pratiquer un journalisme bas carbone. Agir pour réduire l’empreinte écologique des activités journalistiques, en utilisant notamment des outils moins polluants, sans pour autant se couper du nécessaire travail de terrain. Inciter les rédactions à favoriser le recours aux journalistes locaux.
Rapport de transparence de STUP.MEDIA en qualité de participants à la Journalism Trust Initiative (JTI)
STUP.MEDIA est membre du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne
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