En France, l’obsolescence programmée est définie par la loi comme l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant réduit délibérément la durée de vie d’un produit afin d’augmenter son taux de remplacement. Cela est illégal et passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 millions d’euros d’amende.
Au fil du temps, nous avons tous été confrontés à des objets qui semblent se détériorer rapidement. Que ce soit une souris d’ordinateur cassée, une imprimante qui ne fonctionne plus, ou encore une télévision muette, nous sommes souvent obligés de remplacer nos appareils électroniques plus fréquemment que nous le souhaiterions. Certains évoquent l’obsolescence programmée comme la cause de ce phénomène. Mais qu’en est-il vraiment ? Est-ce un complot orchestré par les fabricants pour nous pousser à acheter de nouveaux produits ? Ou bien y a-t-il d’autres explications à cette obsolescence accélérée ?
En France, l’obsolescence programmée est définie par la loi comme l’ensemble des techniques par lesquelles un fabricant réduit délibérément la durée de vie d’un produit afin d’augmenter son taux de remplacement. Cela est illégal et passible de deux ans d’emprisonnement et de 300 millions d’euros d’amende.
Le cas des imprimantes
Les imprimantes sont souvent citées comme exemples d’obsolescence programmée. Les fabricants vendent les imprimantes à un prix artificiellement bas et se rattrapent sur la vente des cartouches d’encre, créant ainsi un modèle économique incitant au remplacement régulier des produits.
Le problème réside également dans le fait que le marché des cartouches d’encre est souvent monopolisé par un unique fournisseur, limitant la possibilité pour les consommateurs de trouver des alternatives. Ainsi, le seul moyen pour les utilisateurs d’échapper à cette situation est de changer d’imprimante, se retrouvant ainsi dans une situation similaire avec un autre modèle.
Le débat sur l’obsolescence programmée
Si certains considèrent l’obsolescence programmée comme un complot industriel, il est difficile de prouver de manière concrète qu’un fabricant a délibérément réduit la durée de vie d’un produit. De plus, les industriels soutiennent que l’obsolescence programmée n’existe pas en tant que complot ou sabotage, mais plutôt comme une réponse aux attentes des consommateurs, qui souhaitent souvent acquérir les derniers modèles plus performants.
Il est donc compliqué de donner une définition opérationnelle de l’obsolescence programmée et de prouver qu’un produit a été intentionnellement fabriqué pour se détériorer rapidement.
Les différentes formes d’obsolescence
En réalité, l’obsolescence accélérée peut prendre différentes formes : l’obsolescence technique, qui consiste à fabriquer un produit de manière à ce qu’il se détériore rapidement, l’obsolescence logicielle, qui rend un produit obsolète en raison de problèmes de compatibilité ou de support logiciel, et enfin l’obsolescence esthétique, qui découle des évolutions de la mode et des tendances.
Ces différentes formes d’obsolescence ne sont pas forcément liées à un complot des fabricants, mais plutôt à un système qui encourage le remplacement des produits plutôt que leur réparation.
Repenser notre consommation
Plutôt que de se focaliser sur l’interdiction de l’obsolescence programmée, il est essentiel de réfléchir à des moyens de ralentir l’obsolescence des produits. Certaines propositions visent à étendre les garanties des produits, afficher leur réparabilité en magasin, favoriser la réparation fiscalement, ou encore encourager la création de fab labs et d’ateliers de réparation.
Il est également important de revoir notre rapport à la consommation en favorisant la location plutôt que l’achat, par exemple.
Conclusion
L’obsolescence programmée reste un sujet complexe avec de nombreux débats. Si les pratiques des fabricants peuvent parfois sembler douteuses, il est également important de prendre en compte les incitations des consommateurs à toujours vouloir acquérir de nouveaux produits. Repenser notre manière de consommer et de produire semble donc essentiel pour ralentir l’obsolescence des produits et tendre vers une consommation plus durable.
Association Halte à l’Obsolescence Programmée (https://www.halteobsolescence.org/)
Bernard Heger – De l’obsolescence programmée, du recyclage insuffisant et de toutes ces sortes: de choses
Samuel Sauvage et Laetitia Vasseur – Du Jetable Au Durable – Pour En Finir Avec L’obsolescence Programmée
Serge Latouche – Bon pour la casse: Les déraisons de l’obsolescence programmée
Livre Blanc de l’Association Halte à l’Obsolescence Programmée (https://www.halteobsolescence.org/wp-content/uploads/2019/02/Livre-Blanc.pdf)
Communication du gouvernement sur les lois anti-gaspillages (https://www.gouvernement.fr/conseil-des-ministres/2019-07-10/lutte-contre-le-gaspillage-et-economie-circulaire)