1929 – L’Étalon-or c’est vraiment nul : démonstration

En 1929, l’étalon-or est perçu comme une évidence. Les réserves de monnaie centrale des pays sont indexées sur l’or, et les échanges internationaux se font sur cette base. Pourtant, cette confiance est trompeuse. L’or, présenté comme une valeur sûre, est en réalité une construction sociale. Malgré cela, le système est défendu bec et ongles, au détriment de la flexibilité nécessaire en temps de crise.

Déjà à cette époque, le dollar américain s’impose comme la monnaie internationale de référence. Les réserves d’or des États-Unis sont colossales, et le pays maintient une balance commerciale excédentaire. Face à cette situation, les autres pays se voient contraints d’emprunter des dollars pour régler leurs échanges internationaux. Mais lorsque la crise frappe, les banques américaines cessent de prêter, et les pays se retrouvent dans l’impossibilité de payer en dollars, revenant à des paiements en or.

Les politiques pro-cycliques qui aggravent la crise.
Pour préserver leurs réserves d’or, les pays prennent des mesures drastiques. Hausse des taux d’intérêt, baisse des salaires, et austérité budgétaire deviennent la norme. Ces décisions, loin de relancer l’économie, ne font qu’aggraver la déflation et la récession. En misant sur une reprise venue de l’étranger, les gouvernements ignorent le fait que partout, la même logique est appliquée : les salaires baissent, les droits de douane augmentent, et les taux d’intérêt grimpent, empêchant tout investissement extérieur.

L’absence de demande intérieure devient un problème majeur. Les entreprises n’investissent plus, les consommateurs n’ont plus accès aux crédits, et les États, en austérité, ne dépensent plus. Résultat : ces politiques, qu’on qualifierait aujourd’hui de pro-cycliques, échouent totalement et prolongent la crise.

Vers une lente sortie de crise.
À partir de 1933, les pays commencent à abandonner ces politiques délétères. Aux États-Unis, le New Deal mise sur la relance par le déficit public tout en conservant un modèle démocratique. Ailleurs, certains pays se tournent vers la militarisation pour relancer leur économie. Les parités fixes sont progressivement abandonnées pour éviter la déflation, permettant aux économies de se libérer de la contrainte des réserves d’or.

Mais cette transition est lente et douloureuse. L’absence de théorie économique solide pour justifier ces changements freine la reprise. L’économie mondiale ne se relève que difficilement, et c’est finalement l’économie de guerre qui s’installe à partir de 1939-40.

L’après-guerre et la fin de l’étalon-or.
En 1945, alors que le monde émerge d’un nouveau conflit, les dirigeants font un choix crucial : ne pas revenir à l’étalon-or. Pourtant, l’or n’est pas totalement abandonné. Le dollar devient convertible en or, une nouvelle forme de rigidité monétaire qui, bien que moins sévère que l’étalon-or, reste critiquable.

Cette transition marque un tournant dans l’histoire économique mondiale. Elle montre l’importance d’un système monétaire plus flexible, capable de s’adapter aux crises sans en aggraver les effets.

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