Amérique latine : sous couvert de lutte antidrogue, l'ingérence de Washington

Derrière la tension croissante entre Caracas, Bogotà et Washington, c’est une vieille histoire qui ressurgit : celle d’un continent sous surveillance. Depuis les années 1980, les États-Unis utilisent la lutte antidrogue comme levier d’influence politique et militaire. Du Plan Colombia à la base de Manta, l’ombre de la doctrine Monroe continue de planer, désormais face à un nouvel adversaire : la Chine.

« Ce n’est pas une guerre contre les drogues. C’est une guerre contre la souveraineté. Et la Colombie en a été la première victime »

Laura Capote, chercheuse au Tricontinental : Institut de recherche sociale

Depuis septembre 2025, Donald Trump a relancé une guerre de déstabilisation contre le Venezuela, qu’il qualifie de « régime narcoterroriste ». Un terme complètement “vide de sens en recherche”, tranche Laura Capote, chercheuse au centre de recherche international Tricontinental : Institut de recherche sociale de Buenos Aires. Pour elle, cette rhétorique n’a rien de nouveau : elle réactive une vieille stratégie de domination régionale. Car les relations entre les États-Unis et leurs voisins du Sud n’ont jamais été un long fleuve tranquille. Depuis la doctrine Monroe, énoncée en 1823, par laquelle Washington s’est autoproclamé gardien du continent, considérant l’Amérique latine comme sa “sphère d’influence naturelle”. 

Le bombardement de navires vénézuéliens dans le Pacifique, le déploiement d’un sous-marin, de sept navires de guerre dans les Caraïbes et un dans le Golfe du Mexique au nom de la lutte contre le narcotrafic, ravivent une narration bien connue. Il s’agit de la “guerre contre la drogue” utilisée pour justifier déploiements militaires, coopérations sécuritaires, pressions diplomatiques et qui sert d’ “excuse”, selon plusieurs chercheurs, pour asseoir l’influence de Washington sur le continent. “On ne peut pas comprendre la politique extérieure des États-Unis envers l’Amérique latine sans la guerre contre les drogues. C’est une excuse pour une intervention de nature impérialiste”, insiste Capote. Michael Shifter, ancien président de l’Inter-American Dialogue nuance,  “Je n’exclus pas qu’à un moment donné, peut-être au début du siècle, la lutte contre les stupéfiants ait en partie servi de prétexte ou de levier pour accroître l’influence géopolitique de Washington en Amérique latine. L’argument n’est pas sans mérite. Cependant, cela représenterait beaucoup d’argent investi et, au cours des dernières décennies, l’influence géopolitique des États-Unis a considérablement diminué.”.

“La guerre contre la drogue”, outil politique et géopolitique

«Les États-Unis n’avaient plus d’adversaire »

John Walsh, directeur de programme (WOLA)

La formule de “guerre contre la drogue” a été lancée sous Richard Nixon (1969-1974) en 1971, durcie sous Ronald Reagan (1981-1989) à la fin des années 1980. C’est ce dernier qui l’associe officiellement à l’armée et la hisse au rang de priorité de sécurité nationale. Cette guerre veut réduire l’offre et le trafic de stupéfiants à travers l’éradication des cultures, l’interception des cargaisons et l’extradition des trafiquants. Mais, dès le départ, un autre projet s’esquisse parallèlement.“Cette fameuse guerre est aussi le produit d’intérêts politiques internes, analyse Michael Shifter. Elle naît dans un contexte de contre-culture hippie et de mouvements pour les droits civiques qui inquiètent la droite conservatrice”. La drogue devient alors le symbole de la décadence intérieure et l’ennemi parfait à l’extérieur. Elle offre à Washington une nouvelle croisade morale pour sauver les valeurs de la famille et un outil pour réaffirmer son autorité à la fois chez lui et dans son “arrière-cour”.  

La formule “guerre contre les drogues” s’enracine réellement dans les esprits au sortir de la guerre froide (1947-1991). Après avoir passé près d’un demi-siècle à lutter contre le communisme et l’URSS, “les États-Unis n’avaient plus d’adversaire, explique John Walsh, expert en politique des drogues et directeur de programme à la Washington Office on Latin America (WOLA). Les sphères de la sécurité nationale se sont mises à chercher une autre menace pour remplir ce vide. C’est là qu’entre la menace de la drogue”. Dès lors, la lutte antidrogue devint un instrument de politique extérieure : financer des forces locales, contrôler des routes maritimes, installer des bases, renforcer des gouvernements amis. Cet ennemi, en grande partie originaire d’Amérique latine, sera combattu à la source. “Mettre le focus sur la baisse de la consommation dans son propre pays, ce n’est pas si attrayant politiquement, commente John Walsh. Il vaut mieux punir et mettre la faute sur d’autres pays, cela justifie le fait que l’on doit sortir du pays pour s’attaquer au problème”. Les programmes se multiplient : Plan Colombia (2000-2015) en Colombie, Initiative Mérida (2008-2021) au Mexique, coopération navale dans les Caraïbes, base de Manta en Équateur. Sous couvert d’aide à la sécurité, les États-Unis tissent un maillage militaire sur tout le continent. L’objectif réel, selon Laura Capote, “contrôler la souveraineté des nations latino-américaines et garantir l’accès aux ressources, aux minerais, aux corridors énergétiques”.

« Le programme a fait de Bogotá un allié stratégique de Washington sur le continent, tout en installant une présence militaire durable »

Laura Capote, chercheuse au Tricontinental : Institut de recherche sociale

Le laboratoire colombien

Au tournant des années 2000, la Colombie devient la vitrine de ce modèle. Engluée dans un conflit armé vieux de cinquante ans, prise entre guérillas marxistes, paramilitaires et narcotrafiquants, elle offre un terrain idéal pour expérimenter une nouvelle alliance militaire entre Washington et un État du Sud. Avec le Plan Colombia, lancé en 2000, sous la présidence de Bill Clinton, les États-Unis injectent plus de 10 milliards de dollars en vingt ans dans le pays andin.“C’est un cas emblématique, souligne Capote. Le programme a fait de Bogotá un allié stratégique de Washington sur le continent, tout en installant une présence militaire durable”. Ce plan de coopération entre les deux pays se concentre sur la formation des forces armées du pays, l’affaiblissement de la guérilla communiste des FARC et l’éradication des productions. Selon le rapport Adictos al imperialismo du Tricontinental, 72 % des fonds furent destinés aux dépenses militaires — renforcement de la force publique, équipement, formation et renseignement — tandis que le reste à la coopération économique et sociale.

Le Plan Colombia transforme la lutte antidrogue en projet de contre-insurrection. Les campagnes sont militarisées, les fumigations aériennes au glyphosate détruisent champs de coca mais surtout, champs de subsistance. “Le Plan Colombia a été présenté comme un programme de développement, mais il a surtout servi à militariser le pays, explique Laura Capote. Il a financé des dynamiques paramilitaires, favorisé l’expulsion de communautés indigènes et afro-descendantes, et installé une présence militaire durable.” Pour elle, le programme est le symbole parfait de l’impérialisme contemporain : “Sous couvert d’aide, il permet aux États-Unis d’imposer leurs priorités dans notre pays, de vendre des armes à nos gouvernements, d’influencer les politiques internes et d’assurer leur contrôle sur les ressources”.

Le Plan Colombia a finalement transformé le pays andin en “Israël de l’Amérique”, selon l’expression reprise dans le rapport du Tricontinental : un allié militaire exemplaire, pivot de la stratégie américaine face au “socialisme du XXIe siècle” qui émergeait alors au Venezuela, en Bolivie et en Équateur. Pour Michael Shifter, le Plan a, au contraire, “renforcé la capacité de l’État colombien et évité l’effondrement institutionnel. Sans cette guerre, peut-être que la situation en Colombie aurait été encore pire”, mais “un quart de siècle plus tard, la production et le trafic de cocaïne sont plus forts que jamais”. Une politique, dit-il, “persistante mais inefficace”.

“C’est une dépendance organisée”

Après les attentats du 11 septembre 2001 sur le sol américain, le Plan prend un tournant supplémentaire : la rhétorique du “narcoterrorisme” fusionne les menaces. FARC, trafiquants et terroristes sont mis dans le même sac. “C’est un véritable tournant, qui nourrit encore aujourd’hui les discours de Trump”, affirme John Walsh. Car vingt-cinq ans plus tard, la rhétorique n’a pas changé. En parallèle de l’offensive contre le Venezuela, Washington a récemment tourné son regard vers la Colombie. Le 19 octobre 2025, Donald Trump a accusé Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire récente de la Colombie et l’un des rares à lui tenir tête ouvertement, d’être un “leader illégal du trafic de stupéfiants” et a annoncé l’arrêt de toute assistance financière américaine.

“À COMPTER D’AUJOURD’HUI, CES PAIEMENTS OU TOUTE AUTRE FORME DE PAIEMENTS OU AIDES, NE SERONT PLUS EFFECTUÉS”, a écrit Donald Trump sur Truth Social, sans préciser de quelles aides il parlait. Une décision symbolique, mais révélatrice d’une logique constante : récompenser les alliés dociles et punir ceux qui s’émancipent. Selon un document publié par la Maison-Blanche, la mesure répond à “l’échec de la Colombie dans la lutte contre le narcotrafic […] exclusivement attribuable à sa direction politique” et à ses “tentatives manquées de faire la paix avec les groupes narco terroristes”.

President Gustavo Petro, of Colombia, is an illegal drug leader strongly encouraging the massive production of drugs, in big and small fields, all over Colombia. It has become the biggest business in Colombia, by far, and Petro does nothing to stop it, despite large scale payments and subsidies from the USA that are nothing more than a long term rip off of America. AS OF TODAY, THESE PAYMENTS, OR ANY OTHER FORM OF PAYMENT, OR SUBSIDIES, WILL NO LONGER BE MADE TO COLOMBIA. The purpose of this drug production is the sale of massive amounts of product into the United States, causing death, destruction, and havoc. Petro, a low rated and very unpopular leader, with a fresh mouth toward America, better close up these killing fields immediately, or the United States will close them up for him, and it won’t be done nicely. Thank you for your attention to this matter! President Donald J. Trump

Reste à savoir si elle ne sanctionne pas plutôt un dirigeant qui a remis en cause la dépendance militaire du pays envers Washington et plaidé pour une approche régionale fondée sur la décriminalisation. Depuis, l’actualité a pris une tournure plus musclée : les États-Unis ont mené des frappes navales dans le Pacifique contre des bateaux soupçonnés de narcotrafic, tuant au moins cinq personnes en deux opérations mardi 21 et mercredi 22 octobre 2025. Ces frappes constituent un nouveau front maritime et conduisent à une escalade diplomatique majeure entre Washington et Bogotá.

  “Avec le temps, Washington cherche à rester proche des élites, de ceux qui contrôlent l’économie, afin de garantir que les ressources et les alliances demeurent entre leurs mains”, explique John Walsh, chercheur au WOLA. Ces élites économiques, étroitement liées aux intérêts nord-américains, jouent aujourd’hui un rôle clé dans la pression exercée sur le gouvernement Petro, dont elles désapprouvent l’éloignement vis-à-vis de Washington. 

L'autre levier de pression, ce sont  les mécanismes financiers dont la Colombie est devenue structurellement dépendante. En 2020, plus de la moitié du budget de la lutte antidrogue colombienne provenait encore des États-Unis. “C’est une dépendance organisée, analyse Capote. La soi-disant assistance contre les stupéfiants a produit une subordination politique et militaire. C’est une nouvelle version de la doctrine Monroe.” Cette influence pour contrôler l’Amérique latine ne passe pas seulement par les armes. Elle s’exerce aussi par le “pouvoir doux” : programmes de coopération, ONG partenaires de l’USAID, bourses pour les forces de l’ordre. “Tout cela crée un réseau d’influence qui façonne les politiques locales et légitime la présence américaine”, poursuit la chercheuse. 

Le Plan Colombia est ainsi devenu un prototype exportable. Sous l’apparence d’un partenariat de sécurité, il a mis en place un système d’interdépendance asymétrique : Washington apporte les fonds, les armes et les conseillers mais “ce n’est pas une guerre contre les drogues, conclut Capote. C’est une guerre contre la souveraineté. Et la Colombie en a été la première victime”.

Le retour de la version “la plus militarisée”

« Nous n’accepterons jamais la présence de l’armée américaine sur notre territoire »

Claudia Sheinbaum, Présidente des États-Unis mexicains

En Équateur, la base militaire étasunienne de Manta fermée en 2009, par le président de gauche Rafael Correa au nom de la souveraineté nationale, pourrait bientôt renaître. Porté par la politique de droite de Daniel Noboa, le pays s’apprête à modifier sa Constitution pour lever l’interdiction d’accueillir des forces étrangères pour “lutter contre l’insécurité et le narcotrafic”, alors que le pays traverse une crise sans précédent. L’Équateur rouvre donc la porte aux États-Unis. Depuis janvier 2025, un accord bilatéral autorise l’armée américaine à utiliser les îles Galápagos comme base logistique pour la lutte contre le narcotrafic. En Colombie, un projet de base militaire américaine sur l’île de Gorgona, sanctuaire de biodiversité, suit la même logique : au nom de la drogue, déployer des moyens militaires pérennes, au risque d’entamer la souveraineté et l’environnement.

Au Mexique, à l’inverse, la présidente socialiste Claudia Sheinbaum a tracé une ligne rouge face aux velléités de déploiement américain :  “Non, président Trump, le territoire du Mexique est inviolable, la souveraineté est inviolable, (…) nous n’accepterons jamais la présence de l’armée américaine sur notre territoire”, a-t-elle déclaré en mai 2025 dans un discours. Ce refus de toute ingérence illustre la fracture politique qui traverse aujourd’hui le continent : entre États tentés par la tutelle sécuritaire américaine et d’autres décidés à garder ou reprendre le contrôle de leur territoire.

« Maduro a beaucoup des traits que Trump admire chez d’autres dirigeants : autoritaire, nationaliste, viril »

John Walsh, directeur de programme (WOLA)

Le Venezuela, dictature socialiste, apparaît comme l’ennemi parfait. Il réunit tout ce que Washington dit vouloir combattre : le socialisme, la corruption, la migration, la drogue — et possède en prime une ressource stratégique : le pétrole. “Dans la narration de Trump, stupéfiants et immigration partagent les mêmes routes, les mêmes visages”, commente John Walsh. Cette rhétorique sert un double objectif. À l’extérieur, elle légitime une présence militaire renforcée dans les Caraïbes ; à l’intérieur, elle soude un électorat autour d’une cible commune. Les États-Unis se posent, une nouvelle fois, en défenseurs de la civilisation. Il y a une dimension fondamentalement “raciste”, analyse Walsh : “C’est l’idée que les personnes qui viennent d’Amérique latine, en particulier, ne sont pas aptes à être des membres de la communauté nationale aux États-Unis”.

Les relations entre Donald Trump et Nicolas Maduro ont été tendues dès le premier mandat du président américain (2017-2021). Ce dernier avait imposé des sanctions ciblées contre le chef d’État venezuélien et son entourage, à la suite d’élections qualifiées de “truquées” par Washington. L’embargo sur le pétrole — principal produit d’exportation du pays — a privé Caracas de devises et plongé l’économie vénézuélienne dans une crise sans précédent, rappelant le modèle de pression appliqué à Cuba depuis des décennies. La réélection contestée de Nicolás Maduro en 2024, marquée par des accusations de fraude massive et le boycott d’une partie de l’opposition, a ravivé la rupture.

“Maduro a beaucoup des traits que Trump admire chez d’autres dirigeants : autoritaire, nationaliste, viril, observe Walsh.  Mais il reste aussi la preuve de son échec à “faire tomber” un adversaire pendant son premier mandat. Cette démonstration de force vise à convaincre les élites proches de Maduro que ses jours sont comptés”. Dès son retour à la Maison Blanche, Trump a donc repris l’entreprise entamée quelques années plus tôt : en octobre 2025, il a publiquement confirmé avoir autorisé la CIA à mener des opérations clandestines sur le sol vénézuélien. Caracas dénonce une mise en scène destinée à justifier une intervention militaire. Le déploiement d’une task force — force opérationnelle — de 4 500 hommes, dont 2 200 marines, qui se seraient exercés à des débarquements sur les plages de Porto Rico, selon une source de Reuters  n’a fait qu’alimenter ces craintes.

Face à cette escalade, Sandra Borda, politologue de l’université des Andes, met en garde : “Si nous ne voulons pas mener la guerre contre la drogue en suivant la logique militarisée et politisée des États-Unis, il faut une alternative globale : parier sur la santé publique, sur une autre façon de comprendre le problème. Il faut un consensus international autour de la reformulation de la stratégie”.

« Aider à libérer le canal de Panama de l’emprise de la Chine communiste »

Secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth

Désormais, l'influence des états-unis sur l'amérique du sud est challengé par une nouvelle menace : la Chine. En 2024, les échanges commerciaux entre Pékin et l’Amérique latine ont atteint 518 milliards de dollars, un record historique. Le 13 mai 2025, le Forum Chine-CELAC a réuni à Pékin 33 délégations latino-américaines, dont celles de Gabriel Boric (Chili), Gustavo Petro (Colombie) et Lula da Silva (Brésil). L’Amérique latine n’est plus la chasse gardée des États-Unis. Ports, télécommunications, lithium, satellites : la Chine veut avancer sur tous les fronts tandis que les États-Unis cherchent à renforcer ses alliances militaires.

Le canal de Panama illustre cette rivalité. Donald Trump a plusieurs fois dénoncé la présence économique chinoise sur cette voie essentielle du commerce mondial, car les deux grands ports situés à ses entrées sont gérés par une entreprise chinoise. “Il est exploité par la Chine et nous avons donné le canal de Panama au Panama, nous ne l’avons pas donné à la Chine”, a-t-il déclaré lors d’un meeting en janvier 2025. En avril, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a signé un mémorandum avec le président panaméen José Raúl Mulino, autorisant le déploiement rotatif de troupes américaines dans d’anciennes bases militaires autour du canal. Officiellement, il s’agit, selon Hegseth, d’“aider à libérer le canal de Panama de l’emprise de la Chine communiste”.

Pour John Walsh, la “guerre contre la drogue” sert désormais de langage à une rivalité stratégique : “Sous couvert de sécurité, elle permet le redéploiement de troupes, la surveillance des mers et le verrouillage des routes commerciales. Elle autorise l’ingérence tout en paraissant morale”.

Deux siècles après la doctrine Monroe, le discours a évolué, mais l’objectif n’a pas changé. La cocaïne a supplantée le communisme, la Chine prend la place de l’URSS, au bout du compte c’est peut-être toujours la même histoire : celle d’un continent sous surveillance, où la “guerre contre la drogue”  continue de dicter les rapports de force et de tracer les lignes de l’influence américaine.

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