S’il y a un candidat qui adore parler d’économie c’est bien François Fillon. Dans son programme, il y a deux gros chiffres qui ressortent: 100 milliards et 500 000. Mais à quoi correspondent-ils? Qui sont-ils? Quels sont leurs réseaux? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.
Le choc de compétitivité selon François Fillon
Pour François Fillon, la situation de la France n’est pas la faute de l’euro ou de l’Europe, car l’Allemagne réussit très bien. Selon lui, c’est le poids des normes, des régulations, des impôts, des charges et des taxes qui paralyse les entreprises françaises et les empêche d’être compétitives. Il estime que cette situation pèse sur la croissance de la France et entraîne le chômage de masse.
La réforme de la fiscalité
Pour réduire cette pression sur la croissance française, François Fillon propose une réforme de la fiscalité. Il souhaite baisser l’impôt sur les sociétés de 33% à 25% pour les rapprocher du taux utilisé par les pays européens voisins. Il prévoit également une déduction d’impôt pour l’investissement dans les petites entreprises.
La simplification du code du travail
Pour libérer les entreprises et les rendre plus compétitives, François Fillon souhaite simplifier le code du travail. Il propose la fin des 35 heures par semaine et privilégie des accords d’entreprises.
La réduction des dépenses publiques
Pour réduire les dépenses publiques, François Fillon prévoit une réforme des retraites avec un départ repoussé à 65 ans. Il envisage également une réforme de l’allocation chômage en plafonnant l’allocation à 75% des salaires et en ajoutant une dose de dégressivité. Il souhaite enfin supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et augmenter leur temps de travail de 35 à 39 heures.
Les limites du programme de François Fillon
Cependant, certaines limites du programme de François Fillon sont à noter. Les réductions d’impôts visent principalement les ménages les plus aisés, ce qui risque d’avoir un impact négatif sur la consommation des ménages les plus pauvres. De plus, les mesures de dégressivité des allocations chômage ne convainquent pas sur leur capacité à pousser les gens à trouver un emploi. Enfin, il est à noter que les politiques de l’offre peuvent avoir des conséquences sociales difficiles, comme cela a été le cas lors des années Thatcher au Royaume-Uni.
En conclusion, le programme économique de François Fillon propose une politique de l’offre avec des réductions d’impôts et une diminution des dépenses de l’Etat. Cependant, la réalisation de ses objectifs et l’efficacité de ces mesures restent à voir.