Inciter ou contraindre, il faut choisir ! @ApreslEffondrement #StupidPolitics

D’où va venir l’énergie qui sera consommée en France dans 2, 10 et 50 ans ?

Cette question est au centre des débats de la présidentielle. Et notamment à travers une question : 

Êtes-vous pro-nucléaire ou pro-énergie renouvelable ?

Le débat se focalise aujourd’hui sur laconstitution du mix électrique.Parce que oui, garantir l’électricité à tous, ça parait banal. La plupart d’entre nous n’ont pas connu de coupure de courant à répétition ou de plusieurs jours. En France s’il y a quelque chose qui fonctionne bien, c’est la production d’électricité.

Cet équilibre doit toujours être respecté. Un impératif qui génère quelques difficultés de gestion, qui rend ce marché si particulier et qui explique pourquoi aujourd’hui de l’électricité est produite en brûlant des énergies fossiles. Il est très facile d’allumer ou d’éteindre les centrales qui fonctionnent en brûlant du charbon, du pétrole ou du gaz. Ça permet d’être sûr que la production soit égale à la consommation à tout moment.

Avant de partir trop loin, il faut revenir à la base et se rappeler que l’électricité ce n’est qu’une partie de l’énergie consommée en France puisque deux tiers de l’énergie vient du gaz et du pétrole.

Beaucoup de Français se chauffent ou se déplacent grâce à une importation d’énergie fossile qui génère une émission de carbone majeur. Sans compter les problèmes de prix et les tensions voir les compromissions géopolitiques que cela créer.

Face à cette consommation, différentes idées cherche à limiter cette dépendance. Il s’agit de changer les comportements petit à petit pour éviter le drame qui viendrait d’un coup. L’une de ces idées, c’est la fameuse taxe carbone.

Ces taxes carbone sont problématiques parce qu’elles sont vues comme punissant des personnes en situation de dépendance.

Les activités émettrices de carbone dans notre quotidien sont parfois indispensable anos mode de vie : le chauffage, les déplacements et la nourriture. La mise en place d’une taxe qui augmente ces postes de dépense impacte directement les ménages les plus pauvres sans qu’il ne dispose d’alternative. La moindre augmentation peut être très difficile à gérer.

Dans une économie de marché, le prix est au centre d’un grand nombre de décisions. Tous les jours, il faut choisir en fonction du prix des choses. Toutes ces décisions influencent fortement la consommation et donc les émissions. Comment trouver un moyen pour faire que les prix reflètent les impératif environmentaux tout en faisant en sorte que les foyers les plus modestes ne se retrouvent pas appauvris. 

Pour répondre à ce problème François Mirabel à un outil, le bonus-malus écologique. Il s’agit d’un taxe pour décourager les comportements ou achats particulièrement polluant qui finance un crédit, donc une réduction du prix, quand les produits sont des alternatives moins impactantes. 

Peu-importe si vous êtes riches ou pauvres, vous pouvez y gagner tant que vous choisissez de consommer les biens ou les services vertueux.

Il y à une idée qui s’en rapproche chez certains candidats, Emmanuel Macron à mis en place un bonus-malus sur les véhicules les plus lourds. Une mesure prise plutôt à reculons après la Convention Citoyenne sur le Climat et rendue quasiment inefficace par rapport à son objectif. D’autres comme Yannick Jadot, souhaite plutôt moduler la TVA, l’augmenter pour certains produits et l’abaisser pour d’autres.

Mais l’idée de François Mirabel, c’est que le bonus malus soit assez important pour changer les comportements et surtout le plus voyant possible. Comme si sur le prix, vous aviez en rouge le supplément. La transparence du prix fait partie de l’objectif. 

Article précédent

Il n’y aura pas d'ÉCOLOGIE sans URBANISME ! #StupidPolitics (ft@ApreslEffondrement )

Article suivant

E.T. Peut-il écouter Bach ?

Articles Similaires
Lire la suite

Pub, algorithmes, terminaux : l’angle mort du débat sur le numérique

Quel est l’impact climatique de la vidéo que vous êtes en train de regarder ? Et les vidéos, est-ce que c’est une part importante de l’impact climatique du numérique ? Et cet impact tient-il plus de l’impact des terminaux ou des centres de données qui se cachent derrière ? D’ailleurs, peut-on se contenter de regarder son impact direct pour comprendre comment le numérique influence la question climatique ?